Homme de loi doté d'un sens aigu de la diplomatie et de l'administration, fervent partisan des relations internationales, Michel Gaudet n'a pas seulement servi la France, son pays natal, il a aussi mené une brillante carrière européenne. Il a d'abord dirigé le service juridique de la Haute Autorité de la Communauté européenne du charbon et de l'acier puis a été nommé directeur général du service juridique de la Commission des Communautés européennes, où il s'est fait le défenseur d'une nouvelle approche de la coopération internationale avec ses compatriotes Jean Monnet et Robert Schuman.

En 1977, Michel Gaudet a été nommé président de la Cour d'arbitrage de la CCI (connue sous ce nom à l'époque) et y a fait preuve, comme à son habitude, d'un engagement exceptionnel. Résolument tourné vers l'avenir et aidé par un puissant sens critique, il a introduit plusieurs réformes visant à préparer la Cour de la CCI pour répondre à l'augmentation de son volume d'activité. Il a notamment été à l'initiative de la création d'un comité de la Cour habilité à prendre des décisions au nom de cette dernière entre les sessions plénières. Il a également élargi le secrétariat en créant le poste de secrétaire général adjoint et en privilégiant un recrutement international. Quelles que soient les réformes engagées, il a toujours agi avec courage, conviction et intégrité.

En sa qualité de président de la Cour de la CCI, de 1977 à 1988, Michel Gaudet a voyagé dans le monde entier pour promouvoir l'arbitrage, auprès d'un public toujours plus large, notamment dans des régions où ce procédé était encore mal connu. Après 1988, il a poursuivi sa mission pédagogique au sein de l'Institut du droit des affaires internationales de la CCI en créant et en dirigeant notamment les séminaires PIDA qui se tiennent encore aujourd'hui.

Grâce à son engagement en faveur d'un règlement pacifique des litiges et en faveur d'un développement harmonieux de notre monde, Michel Gaudet a toujours su susciter à son endroit affection et estime. Grâce à son respect des différences culturelles et à son optimisme ainsi qu'à la patience et aux encouragements dont il a fait preuve, Michel Gaudet a toujours eu une place à part dans le cœur de ses amis et collègues de la CCI qui lui a conféré le titre de président d'honneur de la Cour.